Chap IV   Sexualité et  procréation

Pb I: quelle est la fonction des glandes sexuelles ?

Poly I, II  + Livre  Q 1 à 4 p255

1- La fonction de reproduction chez l’homme :

TP 1 : les fonctions des testicules

a-Observation au microscope de Lames de coupes

b-dessin légendé sur le poly

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Bilan

  • Le testicule est un organe qui a deux fonctions :

a- La production de spermatozoïdes

b- La sécrétion de la testostérone est quasi constante durant la vie de l’homme.

  • Elle est indispensable à la spermatogenèse (à partir de la puberté) et donc à la reproduction.
  • Elle assure le maintien des caractères sexuels secondaires
  • Elle stimule le désir sexuel.

2- Le cycle utérin chez la femme :

TP 2 le cycle utérin

a-Observation au microscope de Lames de coupes d’utérus

b- 2 dessins (début et milieu de cycle)

Bilan

  • Le cycle de l’utérus est marqué par la survenue périodique des règles ou menstruations.
  • Il dure en moyenne 28 jours.
  • La paroi utérine comprend :
  • Une couche interne appelée muqueuse utérine ou endomètre.
  • Une couche externe musculaire appelée myomètre sur laquelle repose l’endomètre.
  • Pendant ce cycle l’utérus se modifie au niveau de l’endomètre.
  • L’apparition des règles marque le premier jour d’un cycle utérin.

3- Le cycle ovarien chez la femme :

TP 3: les fonctions des ovaires

a-Observation au microscope de Lames de coupes

b-  dessin légendé sur le poly

Bilan

  • L’ovaire est un organe à deux fonctions :

a-La production des gamètes (ovocyte, fonction exocrine). Le cycle de l’ovaire permet la libération d’un ovocyte capable avec un spermatozoïde de donner naissance à une cellule œuf.

b-fabriquer des hormones sexuelles (fonction endocrine).

  • Le cycle ovarien correspond au développement d’un follicule (Ovocyte entouré de cellules folliculaires), il se décompose en trois phases :

La phase folliculaire : du 1er au 14ème  j, durée variable 

  • Durant cette phase pré‐ovulatoire :

– des follicules sont recrutés ils entrent en période de croissance

– ils augmentent de taille grâce aux mitoses fréquentes des cellules folliculaires et de l’accumulation du liquide antral.

-Vers le cinquième jour du cycle, un follicule croit plus rapidement que les autres.

– c’est le follicule dominant qui seul arrivera à maturité vers le 14jour devient le follicule de De Graaf qui mesure 20 à 25 mm.

– Les autres dégénèrent (atrésie).

La phase d’ovulation :  (14éme  j)

  • – Arrivé à la fin de sa croissance, le follicule pré‐ovulatoire subit un remaniement complet de sa structure.
  • – Il devient capable de libérer l’ovocyte.

La phase lutéale :  (14/28 durée stable)

– Le follicule ovulant (sans ovocyte) subit au niveau des cellules folliculaires des transformations morphologiques conduisant à la fabrication du corps jaune.

– Les cellules fabriquent un pigment jaune, la lutéine.

– Si l’ovocyte libéré n’est pas fécondé, le corps jaune régresse au 28jour (durée constante de 14 jours) et un nouveau cycle ovarien se met en place.

– En cas de grossesse le corps jaune persiste environ 2 mois.

 

 

Poste 1

Ovaire de lapine

Phase folliculaire

X faible puis moyen

Poste 2

Ovaire phase lutéale ( corps jaune)

X faible puis moyen

Poste 3

Sperme de taureau

 

X faible

Poste 4

Testicule de rat

X faible puis moyen

Poste5

Testicule atteint de cryptorchidie

X faible puis moyen

Poste 6

Utérus en phase folliculaire

X faible puis moyen

Poste 7

Utérus en phase lutéale ( corps jaune)

 

X faible puis moyen

Suite Bilan

  • L’évolution cyclique des follicules ovariens entraîne la sécrétion également cyclique des œstrogènes et de la progestérone.
  • Les organes cibles de ces hormones, évoluent donc aussi de façon cyclique.
  • Cette coordination aboutit à la nidation du futur embryon dans l’endomètre.

 

Pb II Comment est régulé le fonctionnement ovarien ?

  • Formulez une hypothèse
  • Poly ou Q 1,2 et 3 p 259

Observations cliniques

1-L’hypogonadisme :

  • C’est une maladie qui se manifeste par un développement incomplet des caractères sexuels car la sécrétion d’hormones sexuelles est très insuffisante.
  • Chez les personnes concernées on observe un dysfonctionnement de l’hypothalamus ou de l’hypophyse.

Documents p 258 et p259

L’hypothalamus est un centre nerveux situé à la base du cerveau.

L’hypophyse est une petite glande à fonction endocrine (sécrétrice d’hormones) située juste au dessous l’hypothalamus.

  • L’hypothalamus reçoit et intègre en permanence deux types de messages nerveux :
  • – certains (visuels, olfactifs, tactiles…) en provenance de l’environnement externe;
  • – d’autres du milieu intérieur (paramètres plasmatiques).
  • Il y répond par exemple, par la production de certains de ses neurones produisent une neurohormone (hormone libérée par un neurone) la GnRh (gonadotropin releasing hormone ou gonadolibérine).

Le complexe hypothalamo-hypophysaire (CHH) stimule donc les gonades (testicules)

Les hormones ovariennes exercent deux types de rétrocontrôle sur le complexe hypothalamo-hypophysaire.

Un rétrocontrôle négatif en début de phase folliculaire (jusqu’au 11e jour).

À taux faible, les oestrogènes inhibent la production de GnRH, LH et FSH. Faute de stimulation, la plupart des follicules cavitaires dégénèrent, seul le follicule dominant, particulièrement sensible à la FSH, poursuit son développement et produit des oestrogènes.

Un rétrocontrôle positif en en fin de phase folliculaire (12e au 14e jour).

Au 12e jour, le follicule de de Graaf est arrivé à maturité et produit un maximum d’oestrogènes qui stimulent la production de GnRH, LH et FSH.

Au 13e jour on observe un pic sécrétoire de LH qui provoque l’ovulation au 14e jour puis la transformation du follicule de de Graaf en corps jaune.

Un rétrocontrôle négatif en phase lutéinique (15e au 28e jour).

Le corps jaune produit des oestrogènes et de la progestérone qui sont nécessaires au développement de la muqueuse et utérine et à la sécrétion des glandes du col utérin et qui inhibent la production de GnRH, LH et FSH.

Bilan + schéma

Le fonctionnement des gonades est contrôlé par le complexe hypothalamo-hypophysaire.

  • L’hypothalamus produit une neuro-hormone, la GnRH.
  • La GnRH induit la libération par l’hypophyse antérieur de FSH et de LH.
  • Ces hormones stimulent à leur tour la production des gamètes et des hormones sexuelles (œstrogène et progestérone).
  • Ces hormones sexuelles vont contrôler en retour l’activité du complexe hypothalamo-hypophysaire.
  • Les oestrogènes et la progestérone exercent :
  • un rétrocontrôle négatif au début de la phase folliculaire
  • un rétrocontrôle négatif  pendant la phase lutéale
  • les oestrogènes seuls exercent un rétrocontrôle positif en fin de phase folliculaire (14ème jour) entraine un pic de sécrétion de LH et FSH qui déclenche l’ovulation du follicule mûr.

 

 

 

  Expériences à partir du logiciel Résultats Interprétation
1.         Ablation de l’ovaire Plus de Oe et de Pg, hypophyse atrophiée Oe et Pg synthétisées par l’ovaire. Lien avec l’hypophyse.
2.         Ablation de l’hypophyse Atrophie de l’ovaire, chute du taux de Oe et Pg Action positive de l’hypophyse sur l’ovaire
3.         Ablation de l’hypothalamus Arrêt production de FSH et LH

Arrêt production Oe et Pg

Hypothalamus contrôle positivement l’hypophyse et les ovaires
4.         Injection Oe à une ratte normale Pic LH et FSH Oe synthétisé active l’hypophyse et la production de LH et FSH
5.         Injection Oe à une ratte castrée Diminution du taux LH/FSH entre 0 et 0,3 micro/kg/jour.

Pic de LH/FSH pour une dose de 0,8

Diminution du taux entre 1,2 et 10 micro/kg/jour.

Il y a une concentration seuil pour obtenir le pic de LH et FSH
6.         Injection Oe à une ratte sans hypophyse ou hypothalamus Pas de LH ni FSH et pas d’ovulation Le pic LH et FSH permet l’ovulation
7.         Injection Pg à une ratte normale ou castrée Chute de LH et FSH

Plus d’ovulation

Pg agit sur l’ovaire et permet de diminuer le taux LH et FSH
8.         Injection Oe + Pg Chute de LH et FSH Rétrocontrôle des hormones sur l’hypophyse
9.         Injection Oe + Pg à une ratte castrée Pic de LH et FSH à 0,8 micro/kg/jour Pic permettant l’ovulation
10.     Injection LH Croissance et maturation des follicules LH agit sur les follicules
11.     Injection de FSH Chute d’Oe, ovulation, corps jaune et augmentation de Pg Formation du corps jaune et donc sécrétion de Pg
12.     Injection de GnRH à une ratte normale ou castrée Augmentation de LH et FSH Elle stimule la production de LH et FSH
13.     Injection de GnRH à une ratte sans hypophyse Ovaires atrophiés et Oe + Pg nulles La GnRH a pour cible l’hypophyse
14.     Injection GnRH à une ratte sans hypothalamus Rétablit taux LH-FSH et ceux de Oe et Pg La gnRH est produite par l’hypothalamus et stimule la production de LH et FSH qui stimuleront à leur tour la production d’Oe + Pg.

 

 

 

 Pb III Comment est  contrôlé le fonctionnement testiculaire?

  • Formulez une hypothèse
  • Poly ou Q 1 et 2 p 257

 

1 – La cryptorchidie tardive :

  • Un homme aux caractères sexuels secondaires développés découvre sa stérilité alors qu’il a été opérée d’une cryptorchidie à l’âge de 8 ans.
  • Après analyse biologique on trouve qu’il a une absence totale de spermatozoïdes dans la lumière de ses tubes séminifères.
  • Or on sait que si les testicules sont restés trop longtemps dans la cavité abdominale cela perturbe le déroulement de la spermatogenèse.
  • Par contre le développement à la puberté des caractères sexuels secondaires chez cet homme s’explique par la présence des cellules interstitielles ou cellules de Leydig qui s’secrètent donc testostérone.

-a. Chez un bélier adulte non castré

– b. Chez un bélier adulte, 6 semaines après castration

– c. Chez un bélier adulte castré et porteur d’un implant sous-cutané libérant de la testostérone.

  • Alors que la LH est indispensable à la production de testostérone par les cellules de Leydig (a), on observe que sans testostérone (bélier castré b) la production de LH augmente et qu’elle est à nouveau diminuée sous l’effet de la testostérone (c).
  • La testostérone inhibe la libération de LH, elle exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamohypophysaire.

Des observations comparables peuvent être réalisées avec la FSH.

  • Au delà d’un seuil (1), la testostérone induit une diminution des sécrétions de GnRH, FSH et LH.

Cela entraîne une diminution de sa production par rétrocontrôle négatif. La testostéronémie diminuant, le frein est levé, ce qui permet une reprise de la production de GnRH, FSH, LH et donc de testostérone. Il en résulte que la testostéronémie (taux plasmatique de testostérone) fluctue sans cesse autour d’une valeur moyenne (2), ce qui permet une testostéronémie stable à un âge donné.

 

Bilan

  • La LH est indispensable à la production de testostérone par les cellules de Leydig .
  • La testostérone exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamohypophysaire.
  • Des observations comparables peuvent être réalisées avec la FSH.
  • Au delà d’un seuil la testostérone induit une diminution des sécrétions de GnRH, FSH et LH.
  • Cela entraîne une diminution de sa production par rétrocontrôle négatif.
  • La testostéronémie diminuant, cela permet une reprise de la production de GnRH, FSH, LH et donc de testostérone.
  • La testostéronémie (taux plasmatique de testostérone) fluctue donc sans cesse autour d’une valeur moyenne .
  • La constance de la testostéronémie résulte en fait de deux phénomènes antagonistes, permanents et équivalents :
  • sa production continue par les cellules de Leydig ;
  • sa dégradation permanente par les cellules hépatiques et les cellules cibles.

Pb IV- Quel est le principe et quelle est l’efficacité des modes de contraception actuels ? Poly

Bilan :

  • La connaissance de ces mécanismes a permis d’élaborer des méthodes de contraception féminine préventive (pilules contraceptives) ou d’urgence (pilule du lendemain).
  • Les pilules contraceptives contiennent des hormones ovariennes de synthèse.
  • Les pilules oestroprogestatives agissent essentiellement en freinant, par rétrocontrôle, la sécrétion des hormones hypophysaires, ce qui met l’ovaire au repos (croissance folliculaire stoppée, ovulation impossible, arrêt des sécrétions des hormones ovariennes naturelles).
  • D’autres méthodes contraceptives existent, dont certains (préservatif masculin ou féminin) présentent l’intérêt de protéger contre les infections sexuellement transmissibles.

Pb V- quelles solutions proposent les PMA à l’infertilité ? Poly

  • les deux partenaires d’un couple sont toujours examinés.
  • Il faut déterminer :
    • les causes d’infertilité
    • l’étape qui se trouve bloquée dans le processus de procréation.
  • il y a des questions éthiques soulevées par la procréation assistée.

Pour les principales causes d’infertilité, il existe donc des solutions techniques de PMA :

– les problèmes d’éjaculation ou de qualité insuffisante de sperme peuvent être traités par insémination artificielle ;

– les troubles de l’ovulation sont pris en charge par des stimulations ovariennes simples ;

– les obturations de trompe ou certaines anomalies quantitatives ou qualitatives du sperme peuvent être traitées par FIVETE simple ;

– dans les cas d’anomalie majeure des spermatozoïdes, la FIVETE précédée d’une ICSI est préconisée.

Bilan

  • Il existe de nombreuses causes d’infertilité tant féminines que masculines.
  • Certaines sont liées à des IST.
  • Les techniques de PMA (insémination, FIVETE, ICSI peuvent permettre ou faciliter la fécondation et la gestation dans certains cas.
  • L’attitude éthique permet d’éviter toutes les dérives possibles d’une application non raisonnée et anarchique des techniques de PMA.
  • Selon les pays européens, les restrictions juridiques sur les techniques de PMA ne sont pas les mêmes.

Pb VI comment lutter contre les IST et leur impact sur la santé?

  • Q 1 et 3 p163

Bilan

  • Les IST sont dues à différents agents infectieux qui se transmettent lors des relations sexuelles.
  • Leur développement dans l’organisme entraîne des troubles plus ou moins graves pouvant causer la stérilité.
  • Pour limiter leur propagation, il est essentiel d’adopter un comportement responsable, en faisant usage du préservatif et en pratiquant régulièrement des tests de dépistage.


 

Pb VII : quelles sont les bases biologiques du plaisir sexuel ?

  • Hypothèses
  • Corrigé du TP et questions doc 267

Doc. 1 et 2 :

  • Le système de récompense est lié à une zone du cerveau responsable d’une sensation de plaisir quand elle est stimulée.
  • L’individu va ensuite rechercher à reproduire ce stimulus pour éprouver à nouveau ce plaisir.
  • L’acte sexuel stimule des zones érogènes et active les circuits de la récompense dans le cerveau ; on éprouve donc une sensation de plaisir.
  • Les individus vont chercher à reproduire cette sensation de plaisir, donc vont reproduire l’acte sexuel.

Doc. 3 :

  • La dopamine est liée à une sensation de plaisir.
  • Libérée par les circuits de récompense est en effet responsable du déclenchement de cette sensation.
  • Un nouveau stimulus déclenche une production de dopamine, donc un certain plaisir.
  • Un stimulus connu est anticipé, c’est-à-dire que le plaisir est ressenti avant le stimulus lui-même car le sujet reconnaît la situation.
  • Une stimulation des organes génitaux déclenche une sensation de plaisir, donc une libération de dopamine.
  • Le sujet va donc rechercher à reproduire ce plaisir et reproduira les situations permettant de produire de la dopamine.

Doc. 4 :

  • Le comportement sexuel est sous l’effet de différents facteurs.
  • On trouve la production d’hormones sexuelles, la captation de phéromones émises par le partenaire ou l’influence du contexte social et culturel.
  • Chez l’Homme, le cerveau, complexe, donne une part prépondérante aux facteurs cognitifs.
  • Le comportement sexuel n’est donc plus dirigé par les hormones et les phéromones, mais plutôt par une recherche de plaisir et de relationnel.
  • La reproduction n’est donc plus la seule finalité de l’acte sexuel, ni même la principale ; c’est pour cela que le qualificatif de « comportement érotique » remplace celui de « comportement reproducteur » chez l’Homme.

Bilan

  • Le système de récompense (ATV, Cortex préfrontal, cortex cingulaire, amygdale, noyau accumbens) est responsable d’une sensation de plaisir quand il est stimulé.
  • L’acte sexuel est responsable de la l’activation de ce système, et l’Homme cherchera à reproduire ce plaisir.
  • Il y a un lien fort entre l’activation du système de récompense et le déclenchement d’un acte sexuel.

 

 

 

Les Ist dans le monde                                                                                        

 

Nombre de cas dans le monde Symptômes

 

Agent pathogène Transmission

 

Complications ou

répercutions

prévention
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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