PAMP, PRR, TLR et CMH

PAMP, PRR, TLR et CMH

§  Les PAMP

  • On parle de PAMP(Pathogen Associated Molecular Patterns) pour désigner les motifs moléculaires caractéristiques des micro-organismes, reconnus par les PRR (Pattern Recognition Receptors) que possèdent les cellules de l’immunité innée.
  • Chaque groupe de micro-organismes possède un certain nombre de PAMP caractéristiques. Parmi les PAMP, on trouve des composants des parois bactériennes (lipopolysaccharides, peptidoglycanes) et des flagelles (flagelline), des mannanes de champignons, des acides nucléiques bactériens et viraux.

§  La découverte des TLR

Le premier récepteur Toll a été découvert chez la drosophile par B. Lemaitre, de l’équipe du Professeur J. Hofmann en 1999. Depuis un grand nombre ont été découverts Ils font partie de la famille des PRR.

§  Les récepteurs des PAMP : PRR

Il y a plusieurs catégories de PRR qui peuvent être définies en fonction de leur localisation :

-Les autres PRRs membranaires (TLR) induisent l’activation des cellules via des cytokines  ou des chimiokines pour activer la réponse adaptative).

§  Activation des cellules de l’immunité innée

  • Les macrophages activés par la détection d’un pathogène via les TLR sécrètent alors des cytokines..
  • Les cellules dendritiques(CD) sont les seules (CPA) capables d’activer les lymphocytes T naïfs. Les CD existent sous 2 états de différenciation : les CD immatures localisées en périphérie ,  détectent les agents microbiens via les TLR. Ils migrent vers les ganglions voisins où elles peuvent rencontrer les lymphocytes.
  • L’activation des cellules NK(Natural Killer) :

Les NK sont des cellules circulantes . Elles ont deux types de récepteurs : activateurs et répresseurs.

Les récepteurs TLR activés sont capables d’activer leur capacité lytique. A l’inverse les récepteurs de type CMH bloquent la lyse des cellules saines en fixant les molécules de CMH-I présentes à leur surface. Les NK s’attaquent donc aux cellules qui expriment faiblement les molécules CMH-I suite à une infection.

§  Le rôle des  TLR.

  • La plupart des mammifères ont entre 10 et 15 types de TLR. 13 TLR ont été identifiés chez l’Homme
  • Quand un agent pathogène pénètre dans l’organisme, un ou plusieurs TLR(Toll like récepteur) présents à la surface de cellules immunitaires (les macrophages et les c. dendritiques) se lient aux molécules étrangères.
  • Les des récepteurs Toll peuvent reconnaitre les antigènes :
    • Les lipopolysaccharides de la membrane externe des bactéries (LPS).
    • Les endotoxines (: endon et toxicon, intérieur et poison) de la membrane externe de certaines bactéries
    • Les lipoprotéines et les lipopeptides de la paroi bactérienne.
    • Les protéines comme la flagelline des flagelles (cils) bactériens ;
    • l’ARN des virus ou de trématode comme Schistosoma mansoni (parasites)

 Les complexes majeurs d’histocompatibilités

Le Complexe Majeur d’Histocompatibilité (CMH) est une région du génome dont les gènes codent pour les molécules d’histocompatibilité qui sont présentent à la surface de cellules présentatrices d’antigène et qui assurent la présentation des antigènes aux lymphocytes T afin de les activer. Certains des gènes faisant partie du CMH n’ont pas de fonction de présentation de l’antigène mais codent pour d’autres molécules jouant un rôle dans les défenses immunitaires. Tous ces gènes du CMH sont présents sous une forme poly-allélique à expression codominante.

Le complexe majeur d’histocompatibilité humain est appelé le système HLA qui est présent au niveau du bras court du chromosome 6. Ces gènes sont extrêmement polymorphique au sein de l’espèce humaine et ceci d’autant plus que chaque individu possède un haplotype (combinaison de gènes) de la mère et un haplotype du père.

Les gènes du CMH sont répartis en trois classes :

  • Les gènes de classe 1 codent pour les molécules de classes 1 du CMH. Les plus importants sont les gènes HLA-AHLA-B et HLA-C qui codent pour les molécules du même nom. Les molécules de classes I du CMH permettent la présentation du peptide antigénique aux lymphocytes T CD8.
  • Les gènes de classe 2 codent pour les molécules de classes 2 du CMH. Les plus importantes sont les gènes HLA-DPHLA-DQ et HLA-DR qui codent pour les molécules du même nom. Les molécules de classes II du CMH permettent la présentation du peptide antigénique aux lymphocytes T CD4.
  • Les gènes de classe 3 codent pour des molécules n’intervenant pas dans la présentation de l’antigène.

Remarque : les molécules du CMH de classe I et de classe II ne présentent que des peptides et donc des molécules de nature protéique ; certains polysaccharides peuvent tout de même être présentés.

L’interaction entre le peptide et le CMH est extrêmement peu spécifique, permettant aux molécules du CMH de présenter des milliers de peptides différents. Un peptide peut se fixer sur des molécules différentes, on parle de reconnaissance dégénérée.

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