Chap 4   LA COMMANDE REFLEXE DES MUSCLES

 

Rappels

– Neurone : cellule spécialisée dans la réception, la genèse, la propagation et

la transmission de messages nerveux.

Les neurones possèdent :

– des dendrites : ce sont des prolongements cytoplasmiques secondaires responsables de la réception des messages nerveux

– un corps cellulaire : où se trouvent le noyau et l’essentiel des organites cellulaires. C’est le lieu d’intégration et de genèse des messages nerveux.

– un axone : principal prolongement ou ramification du neurone, spécialisée dans la propagation du

message nerveux. Il se ramifie à son extrémité et forme l’arborisation terminale.

– Les axones des neurones moteurs sont le plus souvent myélinisés et sont rassemblés par faisceaux dans le nerf dit moteur.

– Nerf = ensemble des fibres afférentes ( dendrites) et efférentes ( axones) de diamètre variable, myélinisées ou non.

 

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Pb I : Comment le réflexes myotatique commande-il certains muscles ?

I- LE REFLEXE MYOTATIQUE UN EXEMPLE DE COMMANDE REFLEXE

Définition :

  • ≪ c’est la contraction reflexe d’un muscle suite à son étirement. ≫ Ces reflexes permettent de maintenir la posture et de lutter contre la gravite, ce qui témoigne du bon fct du SN.
  • Ex : la percussion du tendon d’Achille :
    • correspond à un étirement du soléaire, muscle extenseur du pied / jambe
    • cela déclenche sa contraction brutale et involontaire.
    • En réponse au stimulus, il y a extension du pied = réponse ou réflexe Achilléen.
  • Si on frappe le tendon rotulien :
    • on obtient le réflexe rotulien = extension de la jambe / cuisse ,
    • car le coup provoque l’extension du quadriceps antérieur de la cuisse qui , en réponse, se contracte.

L’électromyogramme montre une ddp lors de la contraction du muscle = potentiel de contraction musculaire, sinon, le tonus de repos correspond à o mv en surface du corps.

Bilan :

L’étude du réflexe myotatique sert à diagnostiquer l’intégrité du système neuro musculaire .

Un choc léger sur un tendon déclenche  la contraction du muscle étiré (exemple réflexe rotulien ou achilléen)

 

PbII : quelles sont les structures impliquées dans l’arc réflexe myotatique ?  TP25

II A -les structures impliquées dans l’arc réflexe myotatique

Bilan

Les structures intervenant dans le réflexe myotatique sont :

  • des mécanorécepteurs, ici des fuseaux neuromusculaires, stimulés par l’étirement: éléments constitués d’une capsule fibreuse contenant des fibres musculaires entourées des terminaisons de fibres. Ils sont placés en parallèle des fibres musculaires. Les fuseaux neuromusculaires détectent la longueur des muscles et leur tension et transmettent cette information par les fibres afférentes
  • des fibres nerveuses sensitives, logées dans le nerf rachidien sciatique, qui conduisent à la moelle épinière les messages afférents ou centripètes,
  • des fibres nerveuses motrices du nerf sciatique, transmettant les messages efférents ou centrifuges aux effecteurs « muscles ».
  • la moelle épinière lombaire, centre nerveux réflexe. Son organisation anatomique et notamment ses relations avec chacun des nerfs rachidiens pairs, auxquels elle est reliée par deux racines :
    • l’une dorsale, comportant un ganglion rachidien
    • l’autre ventrale.
  • les muscles eux-mêmes, dont les myofibres avec leur plaque motrice individuelle, constituent les effecteurs.
  • Une unité motrice: c’est l’ensemble constitué par un neurone et ses ramifications, assurant la commande synchrone d’un certain nombre de fibres musculaires.

II-B-les circuits nerveux du réflexe :

Saisir des informations et interpréter des expériences historiques

  1. Les expériences de dégénérescence Wallerienne :
  2. Les expériences de Bell Magendie :

→ Expérience, résultats, conclusion

  • Deux types de neurones interviennent obligatoirement dans un réflexe:
  • -les neurones sensitifs afférents dont les influx centripètes cheminent des récepteurs musculaires à la moelle en passant par les racines dorsales des nerfs rachidiens: ils ont leurs péricaryons (corps cellulaires nucléés) dans les ganglions rachidiens.
    • les motoneurones efférents dont les influx centrifuges empruntent les racines ventrales des nerfs rachidiens et parviennent aux muscles: leurs péricaryons se situent dans les cornes antérieures de la moelle (neurones multipolaires).
  1. Les connexions entre les neurones afférents et efférents :

→ Expériences,

  • La région du corps innervée par le nerf correspondant à la racine sectionnée est définitivement paralysée mais conserve sa sensibilité
  • La région du corps innervée par le nerf correspondant à la racine sectionnée est définitivement insensible mais conserve sa motricité.
  • La région du corps innervée par le nerf correspondant à la racine sectionnée est définitivement insensible mais conserve sa motricité.
  • La région du corps innervée par le nerf correspondant à la racine sectionnée est définitivement insensible et paralysée.

Résultats,

  • Si on sectionne le ganglion rachidien situé dans la racine dorsale, alors la zone innervée par le nerf rachidien perd sa sensibilité.

CC La racine dorsale du nerf à donc un rôle sensitif.

  • Si on sectionne la racine ventrale, alors la zone innervée par le nerf rachidien perd sa motricité.

CC La racine dorsale du nerf à donc un rôle moteur.

  • Le corps cellulaire du nerf sensitif se situe dans le ganglion rachidien, celui du nerf moteur dans la substance grise.

MER

  • L’enregistrement électrique du reflexe montre qu’il faut environ un délai de 30 ms apres un coup porte sur le tendon pour observer une forte polarisation positive puis négative durant 10 à 20 ms. Ensuite le tonus initial est rétabli.
  • Sachant que la Vmoy d’un message nerveux est de 50 m.s-1, le délai montre que la Moelle Epinière est le Centre nerveux de ce réflexe (circuit nerveux plus court que le circuit nerveux d’un mouvement volontaire jusqu’au cerveau et aussi plus long qu’un phénomène élastique localisé au niveau de la jambe).
  • Le réflexe monosynaptique est le plus simple des réflexes, comme le montre le document « réflexe rotulien »,
  • les mécanorécepteurs à l’intérieur des fuseaux sont activés par l’allongement du muscle, provoquant une augmentation de la fréquence de décharge des fibres sensorielles.
  • Ces fibres font jonction directement avec les motoneurones.
  • Il y a donc une voie monosynaptique mise en oeuvre.
  • Le réflexe myotatique permet ainsi un premier contrôle musculaire et joue un rôle fondamental dans les processus antigravitaires.

 

Bilan:

Le réflexe myotatique fait donc intervenir un système simple présentant 2 composantes :

  • un neurone sensitif afférent qui transmet l’information depuis le récepteur vers la moelle épinière
  • un neurone moteur efférent qui renvoie l’information de la moelle épinière vers le muscle.

Les exp de section et de stimulation des nerfs rachidiens montrent que/

  • la voie sensitive est dorsale,
  • La voie motrice est ventrale
  • Le message est unidirectionnel.

Les organes récepteurs sensibles à l’étirement sont les fuseaux neuromusculaires

  • ils contiennent à leur extrémité des fibres sensitives ou dendrites (des neurones sensitifs)
  • ces fibres sensitives sont enroulées autour de fibres musculaires modifiées du muscle soléaire.
  • L’étirement y fait naitre un message nerveux affèrent.

Ces dendrites se rassemblent :

  • en faisceaux dans le nerf sensitif et empruntent la racine dorsale du nerf rachidien.
  • Leur corps cellulaire (du neurone sensitif) est situé dans le ganglion rachidien.
  • Son prolongement axonique parvient dans la substance grise de la ME et fait synapse avec les dendrites ou le corps cellulaire d’ un motoneurone dans la corne antérieure de la ME= synapse neuro-neuronique.

Le neurone moteur ou efférent:

  • A un corps cellulaire dans la substance grise de la ME.
  • Son prolongement axonique passe par la racine ventrale
  • Il fait synapse avec les fibres musculaires du muscle effecteur = synapse neuro-musculaire ou plaque motrice dans le soléaire.

Les commandes motrices provoquent la contraction du muscle étiré et le relâchement du muscle antagoniste.

  • Le même message afférent active les motoneurones du muscle qui se contracte
  • Il inhibe les motoneurones innervant le muscle antagoniste.
  • Cette inhibition est due à l’excitation d’un interneurone inhibiteur.

 

Pb III : Quelles sont les caractéristiques du message nerveux ?  TP26 +(p 358-359),

III- LA NATURE ET LA PROPAGATION DU MESSAGE NERVEUX :

Document 1 et 2 p 358

  • Cette modification brève (3 mS) et locale de la polarisation membranaire correspond à des courants ioniques au travers de la membrane cellulaire, constitue un message nerveux appelé un Potentiel d’action (PA).
  • Message nerveux = message bioélectrique, constitué de mouvements ioniques, dans les fibres nerveuses ou musculaires , codé en fréquence de PA, ce qui permet un traitement de l’information dans les centres nerveux CN quelque soit le stimulus.
  • La vitesse de propagation du message nerveux augmente avec le diamètre des fibres et la présence de gaines de myéline = 10 à 100 m.S-1, vitesse moyenne de 58m/s. ( il existe une période réfractaire empêchant le retour en arrière du message donc message unidirectionnel…).

A-La nature potentiel d’action

  • Lors d’une stimulation artificielle d’un neurone (choc électrique), on peut faire naître un message nerveux.
  • Les signaux émis par les neurones sont des potentiels d’action.
  • Ce message apparaît comme la modification brutale et locale de la tension ou de la polarisation membranaire de repos.
  • On observe à l’oscilloscope les modifications suivantes :

Phase 1 : Une phase de dépolarisation :

  • la face interne de la membrane cellulaire du neurone devient de plus en plus chargée positivement, la tension passe de – 70 à 0 mV.
  • On a donc une inversion de la tension
  • la polarisation qui devient positive avec une polarisation positive maximale de 40 mV.
  • Elle est due à une entrée d’ions positifs Na+

Phase 2 : Phase de repolarisation.

  • La tension ou polarisation de la membrane revient vers le potentiel de repos.
  • Elle est due à une sortie d’ions positifs K+*).

Phase 3 : Phase d’hyperpolarisation :

  • la polarisation de la membrane du côté – face interne- devient plus négative que le potentiel de repos (sortie excessive des ions K+).

B : Les caractéristiques du PA.

a- Le seuil de dépolarisation (potentiel seuil)

  • Pour qu’un PA prenne naissance au niveau d’un neurone, le potentiel de membrane doit dépasser un seuil de dépolarisation aux alentours de –50 mV.
  • Si la dépolarisation est inférieure à ce seuil aucun PA ne prend naissance.
  • Le seuil des membranes les plus excitables est une dépolarisation de 15 mV, donc le passage de –70 mV à -55mV suffit à faire naître un PA.
  • Ce seuil de dépolarisation (de 20mV) dépend d’un seuil d’intensité de stimulation.
  • Plus on augmente l’intensité de la stimulation, plus j’ai de chance de dépasser le seuil de dépolarisation permettant la naissance d’un PA.

b- Le PA obéit à la loi du tout ou rien

  • En dessous du seuil de stimulation aucun PA.
  • Lorsque l’intensité de la stimulation permet de dépasser le seuil de potentiel (-55mV) ; le PA a d’emblée son amplitude (110 mV) maximale et sa durée constante de 3ms.
  • Même si l’intensité de la stimulation augmente, le PA garde les mêmes caractéristiques (amplitude et durée). Le PA est invariant.

c- La propagation d’un PA

  • Le PA se propage au travers d’un neurone sans perdre d’amplitude, il reste identique.
  • La vitesse de propagation est de l’ordre de 10 à 100m/s pour les axones les plus rapides.
  • Cette vitesse est relativement lente par rapport à un courant électrique.
  1. Codage des messages nerveux
  • Les messages nerveux (afférents et efférents) se traduisent au niveau d’une fibre nerveuse par un train de potentiel d’action, d’amplitude constante.
  • Les messages nerveux sont codés par la fréquence des potentiels d’actions au niveau d’un neurone et en amplitude, c’est-à-dire en nombre de fibres nerveuses mises en jeu au niveau.
  • Au sein d’un nerf, l’intensité d’un message peut également être codée par le nombre de neurones qui seront recrutés.

Document 3 p 359

Bilan :

  • La différence de potentiel entre le cytoplasme et la face externe de la membrane plasmique du neurone définit le potentiel de membrane.
  • En l’absence de stimulation, ce potentiel est de -70mV et constitue le potentiel de repos. Lors d’une stimulation du neurone ce potentiel peut varier transitoirement c’est le potentiel d’action qui est observé que si l’intensité de la stimulation est suffisante.
  • Au-delà du seuil de stimulation ce PA gardera toujours la même valeur.
  • La succession des PA qui se propagent le long de l’axone du neurone constitue le message nerveux.

 

PbIV: comment se propage le message nerveux entre un neurone et un muscle ? TP26 +3 p 361 

Pb IV- Propagation du message nerveux entre les cellules nerveuses et les cellules musculaires :

  • La Synapse neuro-neuronique:
    • synapse = espace 20 nm- non franchissable par PA ( dépolarisation impossible de la mb postsynaptique.
  • C’est une jonction entre 2 neurones ou entre 1 neurone et 1 ou plusieurs cellules musculaires effectrices. Soient 2 types de synapses : neuro-neuronique ou neuro-musculaire.
    • la terminaison présynaptique du neurone sensitif contient des vésicules renfermant un neuromédiateur NT par ex acétylcholine ou ACH.
  • L’arrivée d’un message nerveux déclenche la migration des vésicules vers la mb plasmique puis l’exocytose et la libération des NT dans la fente synaptique.
  • Cette fixation peut déclencher un PA ou plusieurs ou rien = nouveau message ou potentiel d’action si la valeur seuil est atteinte, codée en fréquence de PA si la valeur seuil est dépassée, pas forcément la même fréquence que dans le neurone sensitif.
  • Si la valeur seuil n’est pas atteinte, pas de PA propageable ( sorte de potentiel récepteur local dans le corps cellulaire du motoneurone, non propageable).
    • Le message au niveau des synapses est donc chimique, le codage de la fréquence des PA est réalisé en concentration de neuromédiateurs.
  • Le temps d’action des NT est fugace , qq ms, il existe pour cela des enzymes pour détruire les NT (ex Acetylcholinesterase) ou une recapture des NT par le neurone presynaptique.
  • Temps pour une synapse = 0,5 – 0,8 ms dans un arc réflexe.
    • Vu la structure des synapses ( vésicules présentes dans le neurone présynaptique seulement), le message donc unidirectionnel là aussi.
    • L’existence de synapses stimulatrices et inhibitrices selon la nature des NT pour les synapses neuro-neuroniques . ex GABA : Acide γ-aminobutyrique pour une synapse inhibitrice qui diminue la fréquence des PA.
  • Synapse neuro-musculaire :
  • C’est le même principe de fonctionnement, mais la cellule musculaire est la cellule post-synaptique.
  • Le motoneurone présynaptique peut innerver plusieurs fibres musculaires.
  • La fixation des NT entraine cette fois un Potentiel d’action musculaire, de plusieurs unités ou nul, selon si la valeur seuil est atteinte ou dépassée.
  • Technique Brainbow ( contraction de 2 mots brain, cerveau/ rainbow = arc-en-ciel) montre qu’ un motoneurone peut innerver plusieurs fibres, mais chaque fibre est innervée par un seul motoneurone.

Document 3 p 361

 les conditions nécessaires à la genèse d’ un PA musculaire

 le message nerveux est codé au niveau d’une synapse

 le message nerveux est transmit d’un neurone à l’autre neurone ou d’un neurone à une fibre musculaire

 

  1. La structure de la synapse :

La synapse est une jonction spécialisée entre deux neurones ou entre un neurone et un muscle (synapse neuromusculaire). La synapse permet de faire passer le message nerveux, de façon unidirectionnelle de l‘élément présynaptique vers l’élément postsynaptique avec un délai (retard) de l’ordre de 0.5ms soit 0.1mm/s.

Toute synapse est constituée de trois éléments :

  1. – L’élément présynaptique : c’est le seul à posséder des vésicules synaptiques contenant un neurotransmetteur. C’est à son niveau qu’arrive le PA. Il s’agit toujours de la terminaison d’un axone.
  2. – La fente synaptique ou espace intersynaptique : de 20 à 50 nm, elle empêche la propagation du PA. En effet le PA qui est une dépolarisation membranaire a besoin de la membrane pour se propager et ne peut donc pas traverser la fente.
  3. – L’élément postsynaptique : il est dépourvu de vésicules synaptiques. Il s’agit des dendrites ou du corps cellulaire d’un neurone ou d’une cellule musculaire. Il possède des récepteurs capables de fixer les neurotransmetteurs.
  4. Les étapes de la transmission synaptique
  • La transmission du message nerveux d’une cellule nerveuse à une autre cellule (nerveuse ou musculaire) se déroule en plusieurs étapes :
  • – L’arrivée (1) des potentiels d’action au niveau de la terminaison axonique (bouton synaptique) provoque L’exocytose, l’ouverture (2) des vésicules synaptiques et la libération dans la fente synaptique des molécules chimiques ou neurotransmetteurs localisés dans les vésicules.
  • – Les neurotransmetteurs libérés dans la fente synaptique, diffusent et vont se fixer (3) sur des récepteurs spécifiques présents sur la membrane de l’élément postsynaptique.
  • – Cette association neurotransmetteur/récepteur postsynaptique provoque la naissance (4). parfois d’un PA au niveau de l’élément postsynaptique.
  • Le récepteur postsynaptique est une molécule canal qui s’ouvre suite à la fixation des neurotransmetteurs, cette ouverture permet un flux d’ions dans l ‘élément postsynaptique, d’où une variation du potentiel.
  • – Les neurotransmetteurs pourront être dégradés (retirés du récepteur) et capturés par l’élément présynaptique (5/6) pour être de nouveau stockés et réutilisés.
  • L’élément postsynaptique peut de nouveau répondre à un PA.
  1. La diversité des messages et des neurotransmetteurs

Exemples de neurotransmetteurs :.

  • L’acétylcholine,
  • l’adrénaline,
  • le GABA,
  • la sérotonine,
  • les endomorphines

Remarque : Au niveau d’une synapse, seul l’élément présynaptique contient les neurotransmetteurs, la synapse ne peut donc fonctionner qu’en sens unique, de la membrane pré-synaptique- vers la post-synaptique.

Bilan

  • La transmission du message nerveux (ionique) d’un neurone à une autre cellule s’effectue donc par voie chimique en utilisant des molécules chimiques très variées appelées des neurotransmetteurs.
  • En fait à aucun moment le PA n’a traversé la fente synaptique, il est plus juste de dire qu’un nouveau PA a pris naissance au niveau de l’élément postsynaptique.
  • Comme le PA est invariant, la nature et les caractéristiques du message sont conservées au niveau de la synapse.
  1. Le codage de l’information au niveau de la synapse

Bilan :

  • La fréquence des PA qui arrivent au niveau de l’élément présynaptique est codée = traduite en concentration de neurotransmetteurs libérés dans la fente synaptique (nombre de vésicules en exocytose).
  • Une fréquence élevée de PA dans l’élément présynaptique est traduite en concentration élevée de neurotransmetteurs au niveau de la fente, ce qui sera traduit = codé de nouveau en fréquence de PA au niveau de l’élément postsynaptique.
  • Toutes les synapses fonctionnent de la même façon.
  • La seule différence réside dans les effets que peuvent avoir les neurotransmetteurs sur l’élément postsynaptique.
  • On distingue 2 cas, la synapse excitatrice et la synapse inhibitrice.

Pb V : quelle est l’action de certaines substances sur la transmission synaptique ?

V L’action de certaines substances sur les synapses

Ex :

  • La toxine botulique ( botox en cosmétique) provenant d’une bactérie, Clostridium botulinum, empêche la libération de Ach ( empêche l’exocytose des vésicules présynoptiques donc paralysie flasque des muscles qui ne se contractent plus, traits détendus…plus jeunes …).
  • L’intoxication alimentaire à partir de conserves avariées s’appelle le
  • le curare (utilisé dans les myorelaxants) se fixe à la place de l’acétylcholine et bloque es synapses musculaires entraînant le relâchement des muscles. C’est un antagoniste car son action est inverse à celle de l’acétylcholine.
  • La nicotine du tabac est un agoniste de Ach, en se fixant dans les mêmes récepteurs avec le même effet stimulant mais pas au niveau des muscles.
  • La toxine botulique ( botox en cosmétique)
  • le curare (utilisé dans les myorelaxants)
  • La nicotine du tabac

 

Bilan :

  • Certaines substances sont capables de modifier le fonctionnement de la synapse en se fixant sur les récepteurs de la membrane du neurone post-synaptique.
  • Il y a des molécules agonistes ayant le même effet que le NT ou non = antagonistes, se logent dans les récepteurs mais n’ont pas les mêmes effets.
  • Ex curare , antagoniste de Ach car remplace l’Ach dans les mêmes récepteurs et provoque une paralysie musculaire, comme les venins de serpent, ou la belladone ( ophtalmologie).
  • Certains gaz de combat comme le sarin bloquent l’enzyme l’acétylcholinestérase donc Ach reste dans les recepteurs provoquant une hyperactivité des neurones et des muscles ( diarrhées, augmentation de toutes les secrétions, difficultés cardiaques , respiratoires,

 


 

Animation synapse

http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/svt/program/fichacti/fich1s/synap2/pages/synap.htm

http://www.biologieenflash.net/animation.php?ref=bio-0033-2

Pour aller plus loin :

– Le réflexe pupillaire

– Des neurones sensibles à la lumière

– Une maladie neuromusculaire : la myasthénie

– La hernie discale

– Le mystère de la toxine botulique

– Les effets de substances pharmacologiques sur le fonctionnement synaptique

– Santiago Ramon y Cajal fondateur de la théorie neuronale

– La chimie de la communication nerveuse

– La transmission synaptique

– Le réflexe myotatique

– Les expériences de Magendie

– La vitesse de propagation du message nerveux

– Perturbations dans les contractions musculaires

– Les travaux de sherington

– Douleur et morphine

– Action du botox

 

Logiciel nerf

Logiciel synapse

Animation synapse

Animation réflexe myotatique

 

 

 

 

  • 1Les caractéristiques du réflexe myotatique
    • A) Le réflexe myotatique, un outils de diagnostic
      • légère percussion d’un tendon. Ex. : de la rotule ou du tendon d’Achille
      • contraction involontairedu muscle : étirement. Ex. : levée de la jambe
      • test médical: bon fonctionnement du système neuro-musculaire
    • B) Les caractéristiques d’un réflexe
      • réponse musculaireinvolontaire, stéréotypée et rapide
      • déclenché par un stimulus: intensité de la réponse dépendant de celle du stimulus et de l’état de la personne
      • réflexe musculaire : contraction en réponse à l’étirement
    • C) Les éléments constitutifs de l’arc réflexe
      • système de régulationde la longueur du muscle
      • capteur: fuseau neuro-musculaire (stimulus = étirement)
      • circuitde l’information : neurone sensoriel afférent → centre nerveux (moelle épinière) → neurone moteur efférent
      • effecteur: muscle (contraction = réponse)

Transition : le réflexe myotatique est une réponse à un stimulus dont les médecins se servent pour vérifier l’intégrité du système neuro-musculaire. Il met en jeu la régulation de la longueur du muscle via un dialogue entre les acteurs nerveux et musculaires de l’arc réflexe. Un message doit donc être produit et transmis, c’est le message nerveux.

  • 2La conduction du message nerveux lors du réflexe myotatique : le rôle des potentiels d’action
    • A) Le potentiel d’action d’un neurone
      • polarisation naturelle de la membrane des neurones : potentiel de repos. Ex. : mesure d’un voltage de -70 mV par des microélectrodes
      • stimulation du neurone : dépolarisation membranaire. Ex. : passage à +20 mV
      • stimulus suffisamment intense = production d’un potentiel d’action(PA, loi du « tout ou rien »)
    • B) La propagation et le codage en fréquence du potentiel d’action
      • PA identique à lui-même tout le long du neurone :non-décrémentiel
      • vitesse de propagation variable selon le neurone. Ex. : en moyenne 100 m/s chez l’Homme
      • expérience de variation de l’intensité d’un stimulus = amplitude du PA fixe mais variation de sa fréquence
      • stimulus plus fort = fréquence plus importante
    • C) La conduction du message nerveux par le neurone moteur
      • mesures du potentiel membranairedu neurone moteur après percussion du tendon
      • production d’un PA si la percussion est suffisante
      • variation de la fréquence des PA en fonction de la force de percussion

Transition : l’information apportée par le stimulus de percussion du tendon est transformée en un signal nerveux grâce à la variation du potentiel membranaire des neurones. Si le stimulus est suffisant, un potentiel d’action est produit. Il se propage le long du neurone et code l’information en fréquence. Il doit alors être transmis aux autres acteurs de l’arc réflexe.

  • 3La transmission du message nerveux entre acteurs de l’arc réflexe : le rôle des synapses
    • A) Les synapses neuro-neuronique et neuro-musculaire : des synapses chimiques
      • transmission de l’information entre leneurone sensitif et le neurone moteur
      • transmission de l’information entre leneurone moteur et la fibre (= cellule) musculaire
      • zone de connexion aux extrémités des neurones : les synapses
      • structure synaptique : bouton synaptique, fente synaptique et vésicules de neurotransmetteursdans le neurone pré-synaptique
    • B) Le neurotransmetteur : un médiateur de l’information
      • blocage de la contraction musculaire par des médicaments/drogues. Ex. : myorelaxant tel que le curare
      • neurotransmetteur: molécule chimique capable de traverser la fente synaptique. Ex. : acétylcholine (Ach), noradrénaline, etc.
      • libération du neurotransmetteur par exocytose pré-synaptique: possible seulement lors de l’arrivée d’un PA
      • réception des neurotransmetteurs : récepteurs spécifiquessur la membrane du neurone/cellule musculaire post-synaptique. Ex. : curare antagoniste de l’ACh
      • déclenchement d’un PA post-synaptique
    • C) Le codage en concentration de neurotransmetteurs
      • forte fréquence du PA pré-synaptique = largage plus important de neurotransmetteurs
      • codage en fréquence transformé en codage en concentration

Bilan : le réflexe myotatique est une boucle de régulation neuro-musculaire. Celle-ci permet de réguler la taille d’un muscle lors de son étirement. Un signal est ainsi transmis entre les différents acteurs de l’arc réflexe. Ce signal est codé soit en fréquence, soit en concentration, ce qui permet au muscle de se contracter de manière adaptée au stimulus.

 

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